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CENTRE CULTUREL BOUDDHISTE
JODO-SHINSHU HARRY PIEPER

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JODO-SHINSHU HARRY PIEPER


Brochure #06 au format PDF 169.0 Ko

En effet, le Bouddhisme enseigne que pour atteindre la Délivrance Parfaite, le pratiquant doit choisir initialement entre deux méthodes : la méthode de la Voie des Saints ou la méthode de la Voie de la Terre Pure - le lecteur souhaitant approfondir ces éléments de doctrine se reportera au site dont les coordonnées sont indiquées ci-dessous*.

Or, la Voie des Saints est difficile : le pratiquant, qui doit se fonder sur son Pouvoir Personnel pour progresser, fait des efforts soutenus pour étudier la doctrine, pratiquer toutes les vertus, contrôler ses pensées, et cela sans avoir l’assurance d’atteindre la Délivrance Parfaite au cours de sa vie présente.

Par contre, la Voie de la Terre Pure est facile : le pratiquant s’en remet dans le Pouvoir Autre d’un Bouddha nommé Amida en prononçant son Nom : « Namu Amida Butsu ! », ou de manière plus usuelle : « Nam An’Da Bou ! », ne serait-ce même qu’une seule fois
. Par la prononciation de son Nom, la Réalisation et les mérites du Bouddha Amida sont aussitôt transférés sous la forme du Cœur Sincère de Foi Sereine désirant la Naissance dans la Terre Pure au pratiquant qui désormais en bénéficiera jusqu’au terme de sa vie, et qui à sa mort Naîtra dans la Terre Pure de ce Bouddha.

Si l’essentiel est dit au sujet de la pratique : le Nembutsu, qu’en est-il de la doctrine ? Bien qu’au fil des siècles de nombreux sages et érudits de l’Inde, de Chine et du Japon aient beaucoup écrit au sujet du Bouddha Amida (le Bouddha de Lumière-Infinie et de Vie-Infinie: Lumière Infinie = Parfaite Sagesse, Vie Infinie = Grande Compassion) et de sa Terre Pure de l’Ouest, l’essentiel peut se résumer en quelques phrases : il y a un Bouddha dont le nom est Amida ; les qualités et mérites du Bouddha Amida sont tous contenus dans son Nom ; le Bouddha Amida transfère ses mérites (son influence spirituelle) au pratiquant qui prononce son Nom ; les qualités et mérites du Bouddha Amida résultent de ses pratiques parfaites effectuées durant plusieurs éons cosmiques ; ses pratiques parfaites permirent au Bouddha Amida d’édifier sa Terre-Pure ; le Bouddha Amida édifia sa Terre-Pure afin que tous les êtres sans exception obtiennent d’y aller naître en disant son Nom, conformément à son Vœu Primordial (le 18ème vœu du Dai Mûryôjû Kyô, le « Grand Soûtra de Vie Infinie ») ; cette Terre-Pure, nommée Suprême-Bonheur, est pareille au Suprême Nirvana ; en naissant dans la Terre du Suprême-Bonheur, tous les êtres obtiennent finalement l’état de Bouddha Parfaitement Accompli.

Il est possible d’aller plus loin dans la synthèse : la Voie de la Terre-Pure offre le meilleur au pire (elle l’offre à tous), de la manière la plus simple (sans effort et instantanément), sans possibilité de perdre l’acquis (le Suprême Eveil spirituel est définif).

Ce qui me permet de dire humblement que pour tous les hommes qui vivent en cette période de décadence spirituelle - une période que le Bouddhisme appelle l’Epoque de la Décadence de la Loi - donc pour les hommes modernes, si pressés ! si agités ! qu’ils soient mauvais ou bons, vieux ou jeunes, pauvres ou riches, stupides ou intelligents, ignorants ou instruits, agnostiques par atavisme ou croyants par atavisme, dire le Nom du Bouddha Amida est certainement la pratique spirituelle la plus aisée et efficace : sans même qu’ils aient besoin de changer quoi que ce soit à leur manière de vivre, cette pratique facile leur permet d’atteindre rapidement le but ultime du Bouddhisme !

Révérend, ne nous sommes-nous pas éloignés du sujet du démantèlement du Centre Culturel Bouddhiste Jôdo-Shinshû Harry Pieper perpétré par l’Etat de Vaud ?

Je ne crois pas ; je pense au contraire avoir bien mis en lumière ce qui en constitue la raison profonde ! Quant à la façon dont les choses furent faites, je vous l’ai dit précédemment : je ne peux rien expliquer, pour ne pas avoir plus d’ennuis.

Après avoir salué aimablement son interlocuteur, le Révérend replaça sur ses épaules l’autel portatif abritant une statue du Bouddha Amida, puis il reprit son chemin en disant à voix basse : « Nam An’Da Bou ! » (« je m’en remets au Bouddha de Lumière et de Vie Infinie ! »)

Révérend G. Bezençon


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